Le refus par l’USPTO des marques “Managed WordPress” et “Hosted WordPress” secoue la communauté open source. La WordPress Foundation fait face à une impasse réglementaire marquante aux États-Unis et tente de défendre ses positions dans une bataille juridique emblématique pour la propriété intellectuelle des CMS et services numériques. Découvrez en détail les arguments des autorités américaines, les stratégies de WordPress, ainsi que les conséquences à moyen terme sur l’ensemble du secteur.
Contexte du rejet de la marque WordPress par l’USPTO
Les demandes de marques “Managed WordPress” et “Hosted WordPress”
Les démarches de la WordPress Foundation
La WordPress Foundation a initié des démarches pour protéger légalement les noms “Managed WordPress” et “Hosted WordPress“, termes largement utilisés dans l’écosystème des solutions d’hébergement et de gestion de sites WordPress. L’objectif était de garantir la reconnaissance et la spécificité de ces services auprès de la clientèle.
Les objections émises par l’Office américain de la propriété intellectuelle
L’Office américain de la propriété intellectuelle (USPTO) a exprimé plusieurs réserves majeures dès l’examen initial des dépôts. Les mots choisis, amis de l’univers WordPress, se sont retrouvés confrontés à des exigences strictes de clarté, de définition et de non-descriptivité pour être admissibles à la protection par marque déposée.
Les arguments de l’USPTO concernant la disponibilité des marques
Le rejet de la demande pour “Hosted WordPress”
Concernant “Hosted WordPress”, l’USPTO a publié un avis final de rejet, estimant que la demande ne satisfaisait toujours pas aux conditions requises malgré plusieurs sollicitations d’informations et d’ajustements de la part de la fondation.
Les points techniques et juridiques invoqués par l’USPTO
- Problèmes d’identification précise des biens et services : l’USPTO a jugé la description trop vague, surtout sur la notion de “logiciel de développement de sites web”.
- Exigence de disclaimer : obligation de renoncer à une exclusivité sur le terme “MANAGED“, considéré comme descriptif.
- Absence de clarté sur la catégorisation (produit téléchargeable ou service en ligne).
Les raisons détaillées du refus de l’USPTO
Détails sur le refus de la marque “Hosted WordPress”
Les exigences en matière de disclaimers et d’identification des produits
L’USPTO demande à la fondation d’intégrer explicitement un disclaimer, c’est-à-dire de ne pas revendiquer de monopole sur le mot “managed“. Par ailleurs, la définition des produits et services liés à la marque doit être parfaitement précise et différencier ce qui relève de l’application téléchargeable ou des services SaaS.
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Les ambiguïtés sur la nature des services fournis
Des zones d’ombre subsistent autour de la vraie nature du service proposé sous la marque “Hosted WordPress“. L’USPTO pointe l’absence de distinction nette entre un logiciel livré à l’utilisateur et une prestation hébergée par la fondation.
Refus de la marque “Managed WordPress” et ses motifs
La descriptivité du mot “Managed”
Le terme “Managed” est jugé purement descriptif par l’office américain. Il fait référence à une qualité ou une fonctionnalité du service (site géré pour l’utilisateur), ce qui enlève toute exclusivité au profit de la marque.
L’importance de la clarification des services proposés
L’absence de précisions suffisantes empêche la fondation d’obtenir une monopole sur la formule “Managed WordPress“. L’USPTO exige davantage de détails sur ce que recouvre exactement cette offre innovante. Ce type de problématique sur la spécificité des offres se retrouve fréquemment dans l’écosystème des CMS, comme le démontre la comparaison entre l’évolution des Core Web Vitals sur WordPress et d’autres solutions concurrentes.
Les démarches de la WordPress Foundation pour faire évoluer le dossier
Les recours possibles après le rejet
La requête de réexamen
En réponse à ces refus, la WordPress Foundation a déposé une Request for Reconsideration after Final Action. Cette étape permet de solliciter un réexamen basé sur de nouveaux arguments, d’éventuelles corrections ou des preuves supplémentaires.
Les étapes ultérieures avant un éventuel appel
Si cette requête de réexamen échoue, il reste à la fondation la possibilité d’engager une procédure d’appel formelle contre la décision de l’USPTO, mais cette démarche plus lourde n’est utilisée qu’en dernier ressort.
Les implications stratégiques pour WordPress
La gestion des droits de marque dans le futur
Ce revers oblige WordPress à repenser sa stratégie de gestion des droits de marque, notamment pour distinguer et protéger ses offres haut de gamme dans un secteur ultra-concurrentiel. D’ailleurs, la sécurité de l’écosystème WordPress demeure un enjeu critique au-delà des aspects juridiques, à l’image des alertes fréquentes sur des failles majeures identifiées sur certains plugins WordPress.
Les enjeux pour la réputation et la reconnaissance de WordPress
- Protection de l’identité de marque auprès des utilisateurs finaux et des professionnels du web
- Risques accrus d’usages non contrôlés par des acteurs tiers
- Impossibilité de valoriser certains services via une exclusivité commerciale sur le nom
Perspectives et enjeux juridiques autour des marques “Managed WordPress” et “Hosted WordPress”
Les risques liés à la propriété intellectuelle dans le secteur des CMS
Les enjeux pour les autres projets similaires
Toute la sphère des éditeurs open source et fournisseurs de services cloud/gestionnés est en alerte face à ce verdict, car il pourrait influencer l’attribution de protections de marques sur des modèles de services innovants similaires.
Les stratégies pour contourner les refus et sécuriser les marques
- Affiner la description des services lors du dépôt de marque
- Privilégier l’usage combiné de noms uniques et de termes descriptifs
- Protéger des logos, slogans et designs spécifiques pour compenser le risque sur les mots génériques
Les tendances futures en matière de dépôt de marques technologiques
Les évolutions législatives et leur impact
À l’heure où les services numériques croient en importance, les lois sur la propriété intellectuelle évoluent pour accompagner la diversification des modèles économiques, rendant le parcours des dépôts de marques plus complexe mais aussi plus incitatif à l’innovation linguistique et commerciale.
Les meilleures pratiques pour les entreprises innovantes
Les sociétés doivent désormais miser sur :
- La créativité lexicale pour créer des marques distinctives
- La veille proactive et la délivrabilité juridique des termes choisis
- La collaboration précoce avec des experts PI
et anticiper les risques de refus et litiges liés à la descriptivité des noms de services digitaux. Dans cet environnement mouvant, on observe que WordPress continue d’innover en lançant notamment des initiatives pour intégrer l’IA à sa plateforme afin de consolider sa position et répondre aux nouveaux défis du marché.
Conclusion : Le refus des marques “Managed WordPress” et “Hosted WordPress” met en lumière la vigilance de l’USPTO envers la protection des termes descriptifs, forçant la WordPress Foundation à revoir ses stratégies de dépôt et sa communication sur ses offres différenciantes. Ce dossier servira de référence à toutes les plateformes soucieuses de protéger leur identité dans le monde numérique.
FAQ : Comprendre le rejet des marques “Managed WordPress” et “Hosted WordPress”
Pourquoi l’USPTO a-t-il refusé les marques “Managed WordPress” et “Hosted WordPress” ?
L’USPTO considère que ces termes sont trop descriptifs pour être protégés en tant que marques déposées et reproche l’absence de précision sur la nature exacte des services visés.
Qu’est-ce qu’un disclaimer exigé par l’USPTO lors d’un dépôt de marque ?
Un disclaimer signifie que le déposant ne revendique aucun droit exclusif sur un mot ou une expression jugée descriptive, afin de permettre à d’autres acteurs de les utiliser librement.
Quelles actions reste-t-il à la WordPress Foundation après ce refus ?
La fondation peut demander un réexamen avec de nouveaux arguments, puis, en cas d’échec, éventuellement engager une procédure d’appel devant l’USPTO.
Quels sont les impacts pour l’industrie des CMS ?
Ce refus crée un précédent pour tous les éditeurs et prestataires proposant des services similaires, qui devront porter un soin particulier à la formulation et à l’originalité de leurs marques futures.
Comment renforcer la protection de sa marque dans le secteur numérique ?
Privilégier des noms inventés ou peu usités, travailler la précision des descriptions et recourir à une protection complémentaire par le graphisme, la charte et les logos associés.